Programmation alternative et événements

Ciné-Spectacle: La Dame de pique
Une proposition audacieuse et bouleversante qui fait de l’argument de l’opéra l’écho du drame personnel d’un Tchaïkovski homosexuel, jonglant avec ses désirs, la honte et la peur.
Présenté les 25 et 29 avril. Billets en vente en ligne et à la billetterie du cinéma.

Ciné-Voyage: République Tchèque
La Tchéquie, autrefois appelée République Tchèque, vous sera présentée sous tous ses angles par nos voyageurs. Outre la magnifique ville de Prague, découvrez l’histoire, le folklore, le patrimoine architectural, les paysages naturels époustouflants et quelques-uns des 2 000 châteaux et forteresses de ce pays du coeur de l’Europe centrale.
Présenté du 15 au 19 avril. Billets en vente en ligne et à la billetterie du cinéma.

EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.O.F.

La promesse de l’aube – dès le 13 avril
Un film de Éric Barbier
France. 2017. 131 min. Drame biographique réalisé par Éric Barbier. Scén.: Éric Barbier, Marie Eynard, d’après l’œuvre de Romain Gary. Mus. orig.: Renaud Barbier. Int.: Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg, Jean-Pierre Darroussin.
Synopsis
Années 20. Roman Kacew passe sa jeunesse en Pologne aux côtés de Nina, sa mère couveuse, qui voit déjà en lui le futur écrivain qu’il deviendra. Dans l’entre-deux-guerres, leurs origines juives font d’eux une cible facile, les forçant à s’exiler dans le sud de la France. C’est là que Roman s’émancipera, puis s’enrôlera dans la résistance comme aviateur pour aller combattre en Afrique les forces nazies. Il cultivera du même coup son amour de l’écriture et prendra le pseudonyme de Romain Gary.
Notes
Éric Barbier s’attaque à gros en transposant à l’écran la jeunesse tumultueuse d’un auteur mythique. Dans le rôle de l’écrivain, Pierre Niney déploie un jeu sensible pour donner chair à ce personnage tourmenté et submergé par un amour maternel inconditionnel. Incarnant de cette mère battante à l’accent tranchant, Charlotte Gainsbourg est quant à elle exubérante à souhait.

DOCUMENTAIRE EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.O.F.

La terre vue du coeur – dès le 13 avril
Un film de Iolande Cadrin-Rossignol
Québec. 2018. 90 min. Documentaire écrit et réalisé par Iolande Cadrin-Rossignol. Mus. orig.: Nicolas Maranda. Avec Hubert Reeves, Frédéric Lenoir, Edith Widder, Jérôme Dupras.
Notes
Depuis des lustres, Hubert Reeves vulgarise avec succès toutes les notions reliées à l’astrophysique, en plus de poser un regard lucide sur la place et le rôle qu’occupe l’espèce humaine dans l’univers. Dans ce documentaire, le scientifique porte cette fois-ci le chapeau de l’écologiste inquiet du sort de notre planète au vu des changements climatiques observés depuis plusieurs années. Fort bien entouré d’experts en biologie animale ou en botanique, de spécialistes des milieux marins et de philosophes, Reeves nous convie à une prise de conscience essentielle quant à l’avenir de la race humaine et aux répercussions que notre mode de vie peut avoir sur toutes les formes de vie actuelles sur la Terre. Il anticipe avec crainte ce qu’il nomme la sixième extinction, tout en demeurant un lutteur acharné pour la cause environnementale et un amoureux profond de la biodiversité.

LE NOUVAU FILM DE WES ANDERSON
PRÉSENTÉ EN V.O.A.S.-T.F. ET V.F.

L’île aux chiens – dès le 13 avril
Un film de Wes Anderson
États-Unis. 2018. 105 min (V.F. de Isle of Dogs). Film d’animation écrit et réalisé par Wes Anderson. Mus. orig.: Alexandre Desplat. Int.: Bryan Cranston, Edward Norton, Bill Murray, Jeff Goldblum.
Synopsis
Une grippe canine frappe Megasaki, ce qui pousse son maire, Kobayashi, à exiler les chiens de la ville sur une île remplie de déchets. Le jeune Atari, douze ans, part à la recherche de son fidèle compagnon, Spots. Sur l’île, il se liera d’amitié avec cinq chiens qui l’assisteront dans sa quête.
Notes
Wes Anderson, l’un des cinéastes les plus éclectiques de sa génération, revient à la technique d’animation en stop motion de Fantastique Maître Renard, long métrage de 2009, qui lui avait valu d’énormes éloges. Film d’ouverture de la prestigieuse Berlinale, festival allemand qui célèbre sa 68e édition en 2018, L’ÎLE AUX CHIENS d’Anderson est attendu avec impatience par les cinéphiles. À noter que cette production marque la huitième collaboration entre le réalisateur et Bill Murray, son acteur fétiche. Le vénérable comédien incarne Boss, l’ancienne mascotte d’une équipe de baseball (clin d’œil au passe-temps favori de la vedette, partisan invétéré des Cubs de Chicago).

EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.F.

Cheval indien – dès le 13 avril
Un film de Stephen S. Campanelli
Canada. 2018. 101 min (V.F. de Indian Horse). Drame réalisé par Stephen S. Campanelli. Scén.: Dennis Foon, d’après l’œuvre de Richard Wagamese. Int.: Forrest Goodluck, Ajuawak Kapashesit, Michiel Huisman.
Synopsis
1959. À l’âge de sept ans, Saul se voit forcé de quitter sa famille. Comme bien d’autres enfants amérindiens du Canada, il est dans l’obligation de séjourner dans un pensionnat religieux qui le prive de parler sa langue maternelle et qui ostracise son héritage culturel. Anéanti par ce traitement inhumain, Saul trouve malgré tout refuge sur la patinoire de hockey, sport pour lequel il se découvre des talents insoupçonnés. Plusieurs années plus tard, il est appelé à jouer avec les grands, mais les blessures du passé menacent ses ambitions.
Notes
CHEVAL INDIEN est une adaptation du roman du même nom, écrit par Richard Wagamese, dans lequel l’auteur s’attaque à une page de l’histoire canadienne bien réelle : celle du sort réservé aux enfants issus des Premières Nations dans les pensionnats catholiques du pays. Un film nécessaire qui, parions-le, ne sera pas le dernier sur ce sujet toujours d’actualité.

EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.O.F.

L’atelier – dès le 13 avril
Un film de Laurent Cantent
France . 2017. 113 min. Drame social réalisé par Laurent Cantet. Scén.: Laurent Cantet, Robin Campillo. Mus. orig.: Bedis Tir, Édouard Pons. Int.: Marina Foïs, Matthieu Lucci, Warda Rammach.
Synopsis
Olivia est une auteure reconnue qui, le temps d’un été, donne un cours de création littéraire à des jeunes en réinsertion à la Ciotat, dans le sud de la France. Son travail l’amène à mettre ses élèves sur la piste de la tradition ouvrière de la ville. Dans son groupe se démarque Antoine, doué et énigmatique, dont les prises de position laissent aussi entrevoir une noirceur qui force Olivia à tenter d’en savoir plus sur les états d’âme de l’adolescent.
Notes
Laurent Cantet a un talent fou pour diriger de jeunes acteurs : rappelons-nous l’extraordinaire Entre les murs. Ici, la révélation du film a pour nom Matthieu Lucci, trouvé à la sortie d’un bistro du coin lors d’un casting sauvage. Dans le rôle de Matthieu, Lucci dégage une aura forte et indicible. À ses côtés, Marina Foïs incarne avec beaucoup de naturel cette romancière dévouée à son groupe d’apprentis issus du milieu populaire

EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.O.A.S.-T.F.

You Were Never Really Here – dès le 13 avril
Un film de Lynne Ramsay
États-Unis · Royaume-Uni · France. 2017. 90 min. Suspense réalisé par Lynne Ramsay. Scén.: Lynne Ramsay, d’après l’œuvre de Jonathan Ames. Mus. orig.: Jonny Greenwood. Int.: Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov, Alessandro Nivola.
Synopsis
Plutôt que de faire appel à la police, le sénateur américain Albert Votto préfère s’en remettre à Joe, un vétéran de l’armée, pour retrouver Nina, sa fille adolescente qui vient d’être enlevée. Séquestrée dans un manoir, Nina voit Joe voler à son secours, lui dont les méthodes violentes et peu orthodoxes donneront du fil à retordre à un réseau de prostitution juvénile. Mais la croisade de Joe ne fait que commencer.
Notes
Lynn Ramsay est indéniablement une réalisatrice à suivre, aussi à l’aise dans le drame social que dans le polar. C’est d’ailleurs avec les codes de ce dernier qu’elle s’amuse, adjoignant à son récit brutal une forte dose de mystère. De son côté, Joaquin Phoenix réussit à insuffler au personnage de Joe, pourtant confronté au mal qui gangrène la société, une sorte d’apathie qui camoufle un volcan sur le point d’imploser, un peu à la manière de De Niro dans Taxi Driver.

RAPPEL : Films prenant l’affiche le 6 avril
La Bolduc
Marvin ou la belle éducation
Grand cru
Dernières nouvelles du cosmos

LE NOUVEAU FILM DE FRANÇOIS BOUVIER
PRÉSENTÉ EN V.O.F.

La Bolduc – dès le 6 avril
Un film de François Bouvier
Québec. 2018. 103 min. Drame biographique réalisé par François Bouvier. Scén.: Frédéric Ouellet, Benjamin Alix. Mus. orig.: Marc Beaulieu. Int.: Debbie Lynch-White, Émile Proulx-Cloutier, Rose-Marie Perreault.
Synopsis
Jeune adolescente, partie de la Gaspésie, Mary Travers arrive à Montréal en quête d’une vie meilleure. Elle y rencontre Édouard Bolduc, qui partage avec elle la même passion pour la musique traditionnelle. Les années 20 et 30 sont dures économiquement mais Mary, grâce à son talent, réussit à gagner un peu d’argent en enregistrant quelques chansons qui, rapidement, feront d’elle la chanteuse la plus populaire de son époque.
Notes
Ce nouveau film de François Bouvier relate le parcours professionnel et familial de celle que l’on appelait la Bolduc. Dans le premier rôle, Debbie Lynch-White fait preuve d’un aplomb certain, autant dans les scènes plus tendres que dans celles où elle chante, joue du violon et de l’harmonica. Avec une direction artistique précise et efficace, Bouvier a su recréer l’atmosphère du Québec d’antan et évoquer de grands pans de notre histoire.

EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.O.F.

Marvin ou la belle éducation – dès le 6 avril
Un film de Anne Fontaine
France . 2017. 115 min. Drame réalisé par Anne Fontaine. Scén.: Anne Fontaine, Pierre Trividic, d’après l’œuvre d’Édouard Louis. Int.: Finnegan Oldfield, Grégory Gadebois, Vincent Macaigne, Isabelle Huppert, Charles Berling.
Synopsis
Mal-aimé au sein d’une famille dysfonctionnelle et victime d’intimidation dans ce village des Vosges où il a grandi, Marvin Bijou prend le large en direction de Paris. Sur place, il se fait initier au théâtre et, peu à peu, gagne en confiance grâce aux gens qui voient en lui un certain talent. Puis, Marvin découvre un milieu où l’amour des arts, les personnalités marginales et même l’homosexualité ne sont pas victimes de préjugés.
Notes
L’histoire de Marvin, c’est un peu le parcours de la réalisatrice Anne Fontaine qui, pour la base de son film, s’est servie du roman En finir avec Eddy Bellegueule. Fort d’une distribution tout étoile (Huppert, Berling, Macaigne), MARVIN OU LA BELLE ÉDUCATION est un long métrage poignant sur la résilience et la détermination. Grégory Gadebois et Finnegan Oldfield, qui incarnent le père et le fils, y sont tout simplement bouleversants.

EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.O.S.-T.F.

Grand cru – dès le 6 avril
Un film de David Eng
Québec. 2017. 80 min. Documentaire écrit et réalisé par David Eng. Mus. orig.: Jean-Olivier Bégin. Avec Pascal Marchand, Amandine Terrier-Marchand.
Notes
Exilé en Bourgogne depuis 30 ans, le Québécois Pascal Marchand cultive une passion hors du commun pour le vin. Dans cette région réputée mondialement pour la qualité de ses vins, Marchand a su, au fil des années, développer une expertise en s’inspirant grandement de techniques jadis utilisées par des moines. En résulte la pratique d’une agriculture biodynamique qui évite l’utilisation de pesticides et autres produits chimiques. Au fil du film, on voit l’artisan prendre un soin méticuleux de ses vignes, partager ses connaissances avec l’ensemble des producteurs régionaux et livrer son savoir à des spécialistes nord-américains du vin. Tourné en 2016 alors que le gel et la grêle ont gravement affecté les récoltes bourguignonnes, le documentaire met en lumière les problématiques provoquées par les changements climatiques auxquels font face l’ensemble des producteurs de cette région vigneronne à la beauté légendaire.

EN EXCLUSIVITÉ À QUÉBEC
PRÉSENTÉ EN V.O.F.

Dernières nouvelles du cosmos – dès le 6 avril
Un film de Julie Bertuccelli
France. 2016. 85 min. Documentaire écrit et réalisé par Julie Bertuccelli. Avec Hélène Nicolas, Véronique Truffert, Pierre Meunier, Laurent Derobert.
Notes
« Je suis Babouillec très déclarée sans parole. Seule enfermée dans l’alcôve systémique, nourricière souterraine de la lassitude du silence, j’ai cassé les limites muettes et mon cerveau a décodé votre parole symbolique : l’écriture. » Ce texte (extrait du livre Algorithme éponyme), c’est Hélène Thomas, autiste de 30 ans, qui en est l’auteure. À l’aide de lettres plastifiées, elle s’est récemment mise à communiquer avec son entourage alors qu’elle n’avait jamais appris à lire ou à écrire. Cette poésie soudaine et inespérée, puis éditée, a attiré l’attention de Pierre Meunier, metteur en scène, qui décida de monter un spectacle théâtral à partir des mots de celle qui se surnomme Babouillec. Durant deux années, la réalisatrice Julie Bertuccelli a filmé deux processus de création. Celui de Pierre, donnant naissance à une œuvre qui prend vie sur scène. Puis, celui d’une jeune femme dont la poésie exaltée semble provenir du cosmos.

RAPPEL : Visionnements de presse et premières
1ere – La promesse de l’aube – 5 avril – 19h
VP – Eye on Juliet – 9 avril – 10h
1ere – Cheval indien – 10 avril – 19h
1ere – La terre vue du coeur – 11 avril – 19h

CINÉ-ACTUALITÉ
Le réalisateur Marc-André Lavoie termine actuellement le scénario du film Ce n’était qu’un rêve, son quatrième long métrage. Le récit sera centré sur la vie de Céline Dion, entre sa naissance et le lancement de son premier succès qui donne son titre au film.