Pour son premier livre d’académicien, Dany Laferrière nous donne un chef-d’œuvre d’école buissonnière, un roman calligraphié et dessiné à la main.

Avec ses mots et ses images, il nous dépeint Paris. Car Paris n’est pas seulement une ville, ou une fête, mais c’est également un lieu dans la littérature, un espace de fiction. Les écrivains des quatre coins de la planète y convergent, hantent ses rues, ses cafés. Et les écrivains du passé y sont toujours vivants. Nous parcourons les rues avec Léon-Paul Fargue et Gérard de Nerval. À Saint-Germain-des-Prés, nous nous attablons avec quelques-uns de ces romanciers d’Amérique latine qui ont fui la dictature. Aimé Césaire, Damas et Senghor se disputent au sujet de la négritude. Sartre se brouille avec Camus et découvre Frantz Fanon. Henry Miller flotte dans sa baignoire. Et John Updike interviewe Coco Chanel pendant qu’Hemingway se soûle au bar.

Mais Dany Laferrière quittera quand même brièvement la grande fête parisienne pour faire un détour d’abord par Montréal, puis par Haïti, à Petit-Goâve. En effet, avant d’entrer sous la Coupole, ne fallait-il pas qu’il rende l’ultime visite à Legba, le dieu des écrivains, celui qui sépare le monde visible du monde invisible ?

Dany Laferrière participera au Salon International du livre de Québec le samedi 14 et le dimanche 15 avril.

Dany Laferrière est né à Port-au-Prince, en 1953. Journaliste et écrivain, il est l’auteur de romans qui forment une vaste suite qu’il nomme son « autobiographie américaine ». Il a remporté le prix Médicis pour L’Énigme du retour (Boréal, 2009). Il a été élu à l’Académie française en 2013.