L’espace contemporain, galerie d’art de Montréal, située au 5175, av. Papineau (coin Laurier) présentera, du 10 au 15 avril 2018, « En résidence sur la terre », une exposition individuelle de Sylvie BEAUPRÉ. Le vernissage aura lieu, jeudi 12 avril de 18h à 20h. L’artiste sera aussi présente le samedi 14 avril de 14h à 16h. Vous y êtes cordialement invités. Le public aura accès à la galerie aux heures suivantes : mardi et mercredi de 12 h à 18 h, jeudi et vendredi de 12 h à 20 h, samedi et dimanche de 12 h à 17 h.

L’EXPOSITION « En résidence sur la terre »

Dans le cadre de cette exposition, l’artiste peintre et mosaïste Sylvie BEAUPRÉ nous dévoile sa production des dernières années. Elle nous fait découvrir son travail à travers son regard sur la nature ainsi que différents phénomènes de sociétés en mutation. Grande voyageuse et observatrice, l’artiste exprime par ses oeuvres, soit en mosaïque ou sur toile, les bouleversements de l’environnement et les tragédies sociales qui causent les migrations de population.

L’exposition « En résidence sur la terre » nous propose des oeuvres, un peu comme un carnet de voyage, avec des histoires sur des écosystèmes, mais aussi sur la représentation des migrants en déplacement. L’artiste utilise les techniques de la peinture classique, tout en interprète l’espace avec une certaine spontanéité, apportant davantage à l’image le témoignage d’un événement vécu. Chaque toile présente une escale dans un milieu naturel ou social, nous confrontant avec des lieux et des événements qui tissent ainsi la trame de ce que nous sommes, nous les résidents de la terre.

L’ARTISTE – Sylvie BEAUPRÉ

Née en Gaspésie, mon enfance s’est imprégnée de la culture des ancêtres qui avaient échappé à la déportation par les Anglais. Je peins souvent des gens déplacés, résilients, et la nature qui les entoure, les soutiens. Mon apprentissage des techniques de peinture classique m’a permis de me rendre compte que le temps passé à travailler l’image lui permet d’exister par elle-même, indépendamment de la volonté du peintre. Si la spontanéité du geste permet à l’image brute de surgir, la superposition de couches fines me fait entrer dans le tableau et à chaque fois, le lieu se définit davantage ainsi que le personnage qui l’habite. Liés dans le temps, ils nous libèrent du présent immédiat et nous conduisent dans un ailleurs à apprivoiser. Avec le temps, mes tableaux se répondent, l’un devenant la suite de l’autre ou encore, un détail ressurgit qu’on avait à peine remarqué. Par sa résurgence, il met en évidence une empreinte originale qui gisait là.