Née en 1972, Caroline Tremblay est originaire de la région de Charlevoix. Touchée très tôt par différentes formes d’art, ce sont pourtant les arts plastiques qui retiennent son attention à l’âge de 14 ans. Réservée, sensible, rêveuse, c’est une jeune femme solitaire qui aime travailler dans la tranquillité des locaux libres de son école. L’art fait donc déjà partie de sa vie depuis longtemps lorsqu’elle entre au collège professionnel de Rochelle à Sainte-Foy en aménagement intérieur et étalage en 1989. Elle se démarque par ses aptitudes artistiques, ce qui la pousse à s’inscrire en 1992 au programme d’études en arts plastiques au Cégep de Sainte-Foy. En 1994, elle ressent le besoin d’avoir un métier sur lequel s’appuyer; elle entre à l’Université Laval en communication graphique. Si elle délaisse temporairement les arts plastiques, c’est pour mieux y revenir par la suite avec la maturité nécessaire, par un engagement définitif. En 1999, Caroline Tremblay revient dans sa région natale, à Baie-Saint-Paul, où elle vit aujourd’hui.

En 2001, elle entre à la Galerie Clarence Gagnon à Montréal et à la Galerie d’Art Internationale à Québec. Dans la même foulée, elle adhère à la Corporation des Métiers d’Art de Charlevoix (CMAC) et au Conseil des Métiers d’Art du Québec en 2002. Elle approfondit ses aptitudes en prenant des formations complémentaires telles que: traitement de surface et patines de métaux, procédé de moulage et coulage de polyester et cire perdue pour fonderie. En 2003, elle participe au Symposium FestivArt à Québec, au manège militaire, expose ses sculptures en galerie à Naples en Floride et à Vancouver. C’est à cette période qu’elle délaisse le graphisme pour se consacrer exclusivement aux arts visuels, sa véritable passion. C’est alors qu’elle prend le nom d’artiste « HERMINE ».

Elle adhère au Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (CAPSQ) et à l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec (AIBAQ). Elle y reçoit des prix et des distinctions pour son travail en 2007, notamment le Prix Sculptura et le Prix Démos. Elle reçoit également une mention d’honneur pour avoir contribué au rayonnement des arts canadiens à l’international. Avec le CAPSQ, elle reçoit une médaille de bronze en 2009. Elle trouve auprès du Cercle de nouvelles opportunités qui la conduisent à exposer à l’étranger très tôt dans sa carrière: Paraibai au Brésil, Argenton-sur-Creuse en France en 2007.

HERMINE expose en France et en Italie, en 2016, où elle reçoit deux autres mentions pour avoir contribué au rayonnement de l’art de son pays au niveau international. Elle reçoit également deux Grandes Distinctions dans la catégorie « abstraction ». Parallèlement à ces reconnaissances qui s’accumulent, elle expose de façon indépendante dans le quartier de Chelsea à New-York en 2012, 2016 et 2017 ainsi qu’à St-Germain des Prés, à Paris, en 2016. En 2017, elle exposera pour la première fois avec le Collectif International d’Artistes ArtZoom (CIAAZ) dans une exposition internationale.

HERMINE fait sa première entrevue lors de l’exposition Jeunes Maître de Charlevoix au Musée de Charlevoix à La Malbaie en 2008. Elle obtient un premier article dans la revue Magazin’ART. Cet article de Michel Bois sera suivi, deux ans plus tard, par une présentation dans le livre Art du Nu, vol. II, paru aux Éditions Patou à Paris en 2010, puis un article dans Artist Spectrum à New-York en 2012.

C’est ainsi qu’en 2012 Christian Sorriano, expert en art, également assesseur des douanes françaises, commissaires-priseur de l’hôtel des ventes de Lausanne et président de Drouot Cotation à Paris, la cote chez Drouot Cotations, ce qui a une incidence sur sa carrière au niveau international puisque ses sculptures seront vendues par la suite aux enchères à l’Hôtel des Ventes de Lausanne en Suisse en 2016. Aujourd’hui, en Europe, HERMINE est considérée comme une valeur canadienne dans l’Annuaire International des Beaux-Arts 2016-2017, recueil du secteur artistique graphique et plastique mondial contemporain.

Artiste multidisciplinaire

HERMINE est une artiste multidisciplinaire qui touche à la sculpture, à la peinture et à la photographie. Rares sont les artistes qui maîtrisent plusieurs techniques aussi différentes les unes des autres.

En sculpture, HERMINE n’hésite pas à amputer, fractionner, déraciner la matière qui prend forme sous ses doigts. Elle finalise tout en douceur les arrêtes, comme s’il s’agissait d’une caresse. « Du bout des doigts, j’anime la matière, je laisse des empreintes et dévoile au monde des mémoires émotionnelles propres à chacun d’entre nous. Je témoigne de l’existence de l’impalpable sentiment de vivre (…)« , explique l’artiste.

HERMINE cherche sans cesse à imager, à transférer des émotions, à matérialiser sa sensibilité à l’aide de hachures, de traits rectilignes ou par de larges bandes. Elle utilise le rythme, l’équilibre des masses et des espaces, comme langage esthétique pour faire naître un sentiment chez le public. Il s’ensuit alors un dialogue non verbal – une expérience de rencontre – entre le spectateur et l’oeuvre-née.

La structure de sa peinture évolue et s’impose à mesure que le tableau se révèle. « Le tableau se présente à moi et nous échangeons jusqu’à sa finition, à la manière d’un dialogue (…). Il se produit un dégagement des structures à travers le vécu du tableau afin de libérer un état, un sentiment« . La transparence des couleurs et les variations tonales se présentent à travers les textures. Son travail est empreint d’émotions vécues et partagées.

Dès son enfance, HERMINE est fascinée par les appareils photographiques, la transparence des acétates de couleurs, la forme des objects et les ambiances autour d’elle. Intuitivement, elle se pose la question sur l’origine de l’acte créateur. C’est la genèse de sa quête vers la compréhension de l’espace que prennent les objets en volume autour d’elle. Pendant ses études, la jeune femme approfondit cette conscience spatiale et matérialise ses élans poétiques dans la fluidité des formes, des couleurs et des textures, jusqu’à tenter de définir l’insaisissable fondement créatif qui s’anime en elle.

En photographie HERMINE traque le détail; elle est à l’affût de l’image parfaite souvent composée d’un motif naturel récurrent qui se rapproche des hachures que l’on retrouve dans sa peinture.

« J’ai la conviction de pouvoir apporter énergie et paix à travers mes images« . Sa sensibilité d’artiste fait corps avec ce qui naît sous ses outils de travail poussant la grâce jusqu’à l’harmonie. L’oeuvre, une fois terminée, possède en elle la quintessence de ce qui l’a inspirée. L’oeuvre est une expérience et il en résulte une projection du beau dans sa sublime authenticité.

Pour l’artiste, l’art de créer est une prise de contact avec ce qui l’anime et c’est une façon d’entrer en communication avec les gens qui l’entourent. L’art, c’est un partage avec l’autre.

Crédit photo: courtoisie