Pour clore sa 41e saison, La Bordée présente, du 10 avril au 5 mai, l’une des pièces phares de l’oeuvre de Jean Marc Dalpé, Lucky Lady, dans une mise en scène de Patric Saucier.

La pièce a séduit les spectateurs et la critique dès sa création en 1995, en raison notamment du suspense de la course et de la rythmique des mots, caractéristique de l’oeuvre de Dalpé.

L’action de Lucky Lady se déroule dans une petite ville industrielle en déclin et met en scène cinq marginaux, écorchés par la vie, luttant tant bien que mal pour survivre. Même si leur existence est misérable, ils ne portent pas réellement de haine ni de malice en eux, ils se battent simplement — et maladroitement — contre les revers de la vie dans le but de ne pas sombrer encore plus profondément. Ils nous apparaissent à la fois pathétiques, drôles et attachants.

La genèse du spectacle

Lucky Lady est issue d’un long processus d’écriture. Le point de départ est un court texte de Jean Marc Dalpé, intitulé Blazzing Bee to Win, faisant partie du spectacle Passion « fast food », présenté par le Théâtre Niveau Parking (TNP) en 1990. Il s’agissait d’un concept de théâtre à la carte où les spectateurs étaient appelés à choisir les pièces qu’ils souhaitaient voir à partir d’un menu d’une douzaine de textes. Dans Blazzing Bee to Win, le personnage principal mise toutes ses économies sur un cheval de course, espérant réaliser le gros coup de sa vie. Le TNP a alors proposé à l’auteur d’écrire une nouvelle pièce plus longue suivant la même idée.

En juin 1994, après plus de deux ans de travail, une première version de Lucky Lady a finalement été présentée en lecture publique dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec. À l’hiver 1995, le Théâtre Niveau Parking créait la pièce sur la scène du Théâtre Périscope, en coproduction avec le Théâtre de la Vieille 17. Au cours des mois et années qui suivirent, Lucky Lady a pu charmer les publics de Montréal et de plusieurs villes canadiennes, puis celui de Bruxelles lors des Francophonies théâtrales du printemps 1996. La même année, le texte a été traduit en anglais par Robert Dickson. Lucky

Lucky Lady

À l’affiche du 10 avril au 5 mai 2018

Propos de la pièce À sa sortie de prison, Bernie est déterminé à reprendre sa vie en main. Son ami Zach, qui est toujours emprisonné, lui confie une mission: aller payer une dette de drogue aux Hells Angels. L’argent est caché dans l’appartement de Shirley, chanteuse country et compagne de Zach. Or, celle-ci en a utilisé une partie pour financer l’enregistrement d’un disque. Les créanciers n’étant pas enclins aux compromis, Bernie doit se résoudre à trahir une amie, Mireille, qui l’a informé de la possibilité de faire une « passe » dans une course truquée à l’hippodrome du coin. Il mise donc tout l’argent disponible sur un cheval nommé Lucky Lady. Voilà une chance pour les laissés-pour-compte de cette histoire de se sortir de leur vie de médiocrité.

L’équipe

Texte : Jean Marc Dalpé

Adaptation et mise en scène : Patric Saucier

Assistance à la mise en scène : Edwige Morin

Distribution : Frédérique Bradet, Jean-Michel Déry, Lauren Hartley, Valérie Laroche et Simon Lepage

Les concepteurs

Décor : Vanessa Cadrin

Costumes : Virginie Leclerc

Éclairages : Laurent Routhier / Projet Blanc

Musique : Stéphane Caron