La saison 2017-2018 du Périscope, proposant la programmation éclatée de la coordonnatrice artistique Marie-Hélène Gendreau, s’ouvrira dans des espaces revalorisés par les travaux de mises aux normes. Débutés en juillet, ces travaux s’échelonneront jusqu’à l’hiver 2017, mais ne concerneront que l’enveloppe extérieure une fois la saison lancée. Le public aura l’occasion de découvrir la restauration intérieure du Théâtre lors de l’événement, Notre bibliothèque, les 29 et 30 septembre prochains, de quoi inaugurer cette 32e saison en beauté!

Investissement de 2,8 millions dans la remise à neuf du Théâtre Périscope
Les deux paliers du gouvernement ont dernièrement investi plus d’un million chacun dans le soutien des rénovations du Périscope. Ces travaux de mises aux normes et d’amélioration sont essentiels pour le Théâtre qui souhaite notamment bonifier la pérennité de son lieu de diffusion, de même qu’offrir au public et aux créateurs un environnement plus confortable et moderne. De plus, l’insonorisation des salles prévue lors de ces travaux rendra possible la réintégration du Studio Marc-Doré dans la saison régulière, offrant ainsi un lieu de diffusion intime pour les projets nécessitant une jauge plus petite.

Automne 2017 : début de saison festif et ouvert sur la communauté et le partage, retour du Théâtre de La Manufacture et des Écornifleuses
C’est Notre bibliothèque, événement festif et ouvert à tous proposé sur deux jours par le Théâtre Blanc, qui donnera le coup d’envoi de cette 32e saison. Inspiré des bibliothèques libre-service, ce marathon de 6 heures en continu sera un véritable événement rassembleur et spontané de lecture à vue, qui en appellera au partage du savoir et à l’implication du public qui aura à fournir, comme prix d’entrée, un livre qui se retrouvera ensuite dans les étagères d’une bibliothèque communautaire. Lors de cet événement, le public pourra également se joindre au processus de création d’Olivier Arteau qui poursuivra son travail Petit Animal au cours d’une présentation publique de 18 h à minuit.

S’en suivra, en octobre, le retour de la compagnie Nous sommes ici et d’Alexandre Fecteau avec une toute nouvelle création, Hôtel-Dieu. Théâtre documentaire coup de poing tiré de rencontres avec des gens fréquentant la souffrance au quotidien (infirmière aux soins palliatifs, malades chroniques, survivants du suicide d’un proche, etc.) ce théâtre de non-acteurs réunira sur scène des experts de leur domaine d’activité ou tout simplement de leur propre vécu, invitant le public à un grand rassemblement sur la souffrance et le deuil, oui, mais aussi sur l’importance du rituel et de la rencontre de l’autre.

Suivra Des arbres, production du Théâtre de La Manufacture (qui nous a donné Pour réussir un poulet en mars dernier). Mettant en scène Sophie Cadieux et Maxime Denommée dans un texte de Duncan Macmillan, le spectacle met en lumière le questionnement de toute une génération de plus en plus préoccupée par leur legs aux générations futures, dans une histoire qui se veut, d’abord et avant tout, une histoire d’amour. La fin de l’automne sera, quant à elle, occupée par le retour de la compagnie Les Écornifleuses (à qui l’ont doit Le monde sera meilleur à la saison 2015-2016 et Disparaître ici à la saison 2014-2015) avec Titus, le texte le plus sanglant de William Shakespeare, revu et adapté par Édith Patenaude. Dans ce qui sera leur propre interprétation du classique de Shakespeare où les femmes joueront les hommes et les hommes joueront les femmes, Les Écornifleuses font ici face à l’oppression contre laquelle toutes et tous se battent encore, en quête d’un équilibre réel.

Fin 2017 : le plus neuf, le plus palpitant, le plus urgent de la dramaturgie de la Ville de Québec
L’année 2017 se terminera avec le retour du Festival du Jamais Lu les 7, 8 et 9 décembre. La 7e édition, à nouveau présentée dans la grande salle du théâtre, sera pour la deuxième année consécutive sous la direction artistique de Marianne Marceau.

Hiver 2017 : comédie, adaptation cinématographique, fins de triptyques et retour du Studio Marc-Doré dans la programmation régulière
C’est avec Baby-sitter, comédie grinçante de Catherine Léger que s’ouvrira l’année 2018. Spectacle à la fois irrévérencieux et déstabilisant, Baby-sitter plongera le public au cœur d’une réflexion sur le féminisme, mais aussi sur la confusion qui l’entoure. S’en suivra la nouvelle production du Théâtre Niveau Parking, Closer – Tout contre toi, œuvre majeure du théâtre contemporain (portée au cinéma en 2004, aux États-Unis), et montée pour la première fois au Québec. Marie-Josée Bastien, qui mettra en scène ce texte de Patrick Marber traduit par Fanny Britt, propose, avec Closer – Tout contre toi, une réflexion sur la peur irréfutable de manquer quelque chose et où s’accrocher les uns aux autres est le seul moyen d’exister.

Au tout début du mois de mars, ce sera au tour des Théâtre Sortie de Secours et de l’Escaouette de prendre possession de la salle avec L’incroyable légèreté de Luc L. Après Les trois exils de Christian E. (2011) et Le long voyage de Pierre-Guy B. (2015), Philippe Soldevila revient avec le dernier volet du triptyque. Entièrement indépendant des deux autres spectacles, L’incroyable légèreté de Luc L. y est toutefois intimement lié puisqu’il ramène sur scène Christian Essiambre et Pierre Guy Blanchard, cette fois accompagnés de leur ami Luc LeBlanc. Simultanément, le Périscope accueillera Jean-Denis Beaudoin et Dévoré(s), première pièce à être présentée dans le Studio Marc-Doré depuis la saison 2014-2015. Présenté plus tard en soirée (20 h 30), le réalisme inquiétant de Dévoré(s) explorera les méandres d’une génération en constante recherche d’émotions fortes.

Fin de la saison 2017-2018 : opéra épique et célébration de l’homme
En avril, L’orchestre d’hommes-orchestres, qui a fortement marqué les esprits avec son tableau « Les Palais » du parcours Où tu vas quand tu dors en marchant…? (créé en collaboration avec Théâtre Rude Ingénierie) produit par le Carrefour international de théâtre de Québec, proposera Tomates. Opéra épique indiscipliné librement inspiré de À nos amis du Comité invisible
et du conte Le sabre de lumière et de vertu de sagesse, les concepteurs s’amuseront à démonter la mécanique de la représentation théâtrale et à semer le trouble dans l’esprit des spectateurs.

La saison 2017-2018 se terminera sur Os – La montagne blanche de Steve Gagnon troisième et dernier texte d’un triptyque, dont la première partie La montagne rouge (SANG) avait été présentée lors de la saison 2010-2011 et la deuxième, Ventre, avait été présentée en 2013 à La Licorne, à Montréal, puis à Premier Acte en 2014. Os – La montagne blanche sera mis en scène par Denis Bernard et conviera le public à tout sauf à un spectacle banal; entre performance scénique, spoken word et show rock, la parole de Steve Gagnon, fidèle à elle-même, sera viscérale.

Activités périphériques et L’Espace Périscope
Les LabOuverts, présentations publiques d’étapes de création pour des compagnies de passage au Périscope, lancés à l’automne dernier, reviendront lors de cette 32e saison avec des présentations publiques d’Olivier Arteau et d’Olivier Lépine. Une exposition déambulatoire et photographique de Philippe Ducros et des productions Hôtel-Motel, La porte du non-retour sera également présentée, en février, en collaboration avec le Mois Multi. Finalement, le bar du Théâtre sera rebaptisé L’Espace Périscope et se vouera, non seulement à optimiser son offre les soirs de spectacle, mais également à accueillir plusieurs activités satellites.

Rappelons également que les représentations du samedi sont toujours présentées à 16 h et celles du Studio Marc-Doré le sont à 20 h 30.

Le Périscope remercie son présentateur de saison 2017-2018, la Caisse Desjardins de Québec.

Le Théâtre Périscope, 2 rue Crémazie Est, Québec
Billetterie : 418 529-2183
www.theatreperiscope.qc.ca

 

*Taxes et frais de service inclus