Cinéma – Une femme d’exception au Clap

Le Cinéma Le Clap propose Une femme d’exception (version française de On the basis of sex) jusqu’au 14 février.

SYNOPSIS

En 1956, Ruth est une des rares femmes à étudier le droit à la prestigieuse université de Harvard. Avec le soutien de son mari Marty, elle mènera une longue bataille judiciaire afin de mettre fin à un siècle de discrimination envers les femmes. Idéaliste, ambitieuse et indomptable, Ruth se rendra jusqu’à la Cour suprême des États-Unis.

Ce qu’en pense notre analyste, Kathleen Gosselin

C’est dans une Amérique nouvellement sensible à l’égalité entre les hommes et les femmes que nous faisons la connaissance de Ruth Bader Ginsburg (Felicity Jones), l’une des premières femmes à pouvoir étudier le droit. Le film commence en force grâce à la direction photographique qui traduit de façon haute en couleur les balbutiements de l’égalité sexuelle. En effet, le contraste entre l’unique robe bleue dont le style est fidèle à la décennie 50 et la masse d’hommes en costumes noirs est à la fois magnifique et judicieux. Toutefois, l’enchaînement des premières scènes et l’évolution du scénario en début de film est plutôt maladroit. Cela provoque une légère confusion et un certain délai avant de réellement s’intéresser à l’histoire. Néanmoins, ces passages traduisent bien l’amour qui unit le couple de Ruth et de Martin D. Ginsburg (Armie Hammer), amour qui sera un facteur déterminant pour l’atteinte de l’objectif quasi irréaliste de Ruth. Le film se penche sur un féminisme peut-être moins spectaculaire ou révolutionnaire, mais tout aussi essentiel que celui qui a permis l’acquisition du droit de vote ou du droit d’étudier en droit ou en médecine. Madame Ginsburg a eu la présence d’esprit et le courage de remettre en question le sexisme déguisé derrière les rôles traditionnels fortement entérinés par la culture américaine et, par conséquent, par la loi. Le jeu de Felicity Jones dépeint un personnage intelligent, mais froid. La personnalité du protagoniste en plus de la faible présence musicale et des textes factuels provoquent peu d’émotions. Néanmoins, l’apparition de la véritable Ruth à la fin du film et le résumé de sa vie ainsi que celle des membres de sa famille contrebalancent quelque peu ce manque en amenant le spectateur à véritablement s’attacher aux personnages.

Author: Yannick Lepage

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