Divers – AICF: Écrire pour redonner espoir à dix défenseures de droits fondamentaux autour de la Journée internationale des droits humains

Marathons d’écriture : écrire ça libère !

Écrire pour redonner de l’espoir aux personnes victimes de violation des droits fondamentaux  2018 : Le courage de dix femmes d’action mis à l’honneur. Partout dans le monde pour souligner la Journée internationale des droits humains

Partout au Québec : marathons.amnistie.ca

Porte-paroles : Françoise David et Mélissa Mollen-Dupuis À Montréal, le samedi 8 décembre 2018, de 11h à 18h à la Maison du développement durable

Chaque jour, des hommes et des femmes agissent pour revendiquer et défendre les droits humains, en particulier des plus vulnérables. Leur engagement et leurs actions les exposent et les mettent parfois en grave danger. Depuis 16 ans, Amnistie internationale invite le plus grand nombre de personnes à participer aux Marathons d’écriture : écrire ça libère !, en écrivant des cartes de solidarité en ligne ou manuscrites à des personnes victimes de discrimination et de persécution, parce qu’elles se battent pour préserver nos droits.

Cette activité publique mondiale, organisée annuellement autour du 10 décembre, Journée internationale des droits humains,afait la preuve de son efficacité puisque 75 % des personnes emprisonnées sont libérées.

Les marathons d’Amnistie internationale ont une couleur particulière cette année : les femmes qui se battent pour l’avancement des droits humains à travers le monde sont à l’honneur : elles se nomment Amal Fathy, Atena Daemi, Awad, Geraldine Chacón, Goulzar Duishenova, Marielle Franco, Nawal Benaissa, Nonhle Mbuthuma, Pavitri Manjhi, Vitalina Kovalet elles sont d’Afrique du Sud, du Brésil, de l’Égypte, de l’Inde, de l’Iran, du Kirghizistan, du Maroc, du Soudan, de l’Ukraine et du Venezuela. Elles ont besoin de nos messages.

Il y a des marathons d’écriture un peu partout au Québec. Amnistie internationale Canada francophone (AICF), ses porte-paroles Françoise Davidet Mélissa Mollen-Dupuis, ses bénévoles et ses sympathisant·e·s convient le plus grand nombre de personnes (petits et grands), à y participer et à les rejoindre le samedi 8 décembre 2018 à la Maison du développement durable, en écrivant des cartes d’encouragement et de solidarité à ces dix défenseures de droits humains pourles soutenir dans leur lutte pour la justice et la défense des droits et leur donner espoir.

« Les femmes défenseures des droits humains de par le monde sont en butte à des niveaux sans précédent de violations, d’intimidation et de violence, a déclaré Françoise Davidà l’occasion du lancement des marathons d’écriture en novembre dernier. Nous voulons braquer les projecteurs sur ces femmes courageuses qui sont harcelées, emprisonnées, torturées et même tuées parce qu’elles défendent les droits fondamentaux. »

« Partout dans le monde, les femmes organisent la résistance. Nous souhaitons rendre hommage au rôle de ces femmes qui défient le pouvoir, se battent pour ce qui est juste et sont le fer de lance du changement », a déclaré Mélissa Mollen-Dupuis.

Marathon d’écriture d’AICF à Montréal

Samedi 8 décembre 2017, de 11h à 18h à la Maison du développement durable

50, rue Sainte-Catherine ouest (Station de métro Place-des-Arts ou Saint-Laurent)

En présence des deux porte-paroles, Françoise David et Mélissa Mollen-Dupuis, ainsi que d’une pléiade de complices.

Que l’on ait cinq minutes ou plusieurs heures à y consacrer, toutes et tous sont les bienvenu.e.s, de 11h à 18h, pour y signer une carte ou en confectionner plusieurs. Les illustrateurs Stéphane Poulinet Jacques Goldstyn dessineront des cartes pour toutes et tous.

Une programmation diversifiée est proposée gratuitement.

Animation extérieure par Clowns sans frontières et Movimento.

12h | Les Mémés Déchaînées– Ainées Militantes

13h  | Dan Misha Goldman– Auteur, compositeur, interprète multi-instrumentiste

14h  | Samuel Thellend– Auteur, compositeur, interprète pop-rock

15h  | Olivier Lessard– Auteur, compositeur, interprète folk

16h  | Ensemble vocal Chant de la Fontaine– Choeur à voix mixtes

17h  | Laura Niquay– Auteure, Compositeure, interprète Atikamekw

Activités durant la journée pour les familles : perlage, maquillage et, pour les enfants, jonglerie.

Coin pour les enfants.D’autres marathons d’écriture sont organisés à travers le pays.

Pour connaître le marathon le plus près de chez vous, rendez-vous sur le site des marathons d’écriture d’Amnistie internationale :marathons.amnistie.ca

Carte : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1_maMoSLmt_-M172ToGXrGicb8AU&ll=47.580927729012366%2C-69.33777315781248&z=6

Facebook :  Amnistie.internationale.Canada.francophone/

Twitter : @AmnistieCA   #MarathonAI2018

Marathons d’écriture en ligne :  marathons.amnistie.ca

Rendez-vous sur le site des marathons d’écriture d’Amnistie internationale Canada francophone, pour écrire des messages de solidarité en ligne ou organiser son propre marathon.

Amnistie internationale Canada francophone (AICF) est la section francophone canadienne de l’organisation non gouvernementale non-partisane Amnesty International.

POURQUOI UNE CAMPAGNE EN APPUI AUX FEMMES DANS LE MONDE?

Cette année, la campagne mondiale d’écriture de lettres d’Amnistie met en lumière des femmes qui contestent des lois injustes, les pratiques de corruption, les opérations de maintien de l’ordre violentes et bien plus encore. Ce sont des leaders comme elles dont nous avons besoin dans un monde qui se tourne de plus en plus vers l’extrémisme. En nous joignant à elles, nous pouvons contribuer à faire pencher la balance vers l’égalité, la liberté et la justice.

Les femmes continuent d’endurer des formes multiples de discrimination, prises pour cible en raison de leur genre et d’autres caractéristiques, et de leur action en faveur des droits humains. Cependant, elles refusent de se taire et sont en première ligne de la bataille pour les droits humains en 2018.

Leur position en tant que leaders au sein de leurs communautés contraste avec les immenses défis qu’elles ont dû surmonter pour y parvenir.

Qu’on pense cette année à Marielle Franco, au Brésil, qui a défendu les femmes, les personnes LGBTI et les jeunes noirs et dénoncé les exécutions illégales commises par la police, mais qui a été réduite au silence le 14 mars 2018 alors qu’elle a été assassinée. Ou à deux défenseures des droits des peuples autochtones et pour l’environnement : Nonhle Mbuthuma, en Afrique du Sud, qui mène la lutte au nom de sa communauté contre une compagnie minière. Elle fait malheureusement l’objet de manœuvres d’intimidation et de menaces, et a même survécu à une tentative d’assassinat. Pavitri Manjhi, en Inde, qui fait partie d’une communauté autochtone adivasi forcée à vendre ses terres pour laisser la place à deux centrales électriques.

Recevoir une lettre peut donner espoir à des personnes traversant les heures les plus sombres de leur vie. L’an dernier, les messages adressés à Shackelia Jackson, en Jamaïque, ont fait une grande différence. Cette femme continue de réclamer justice pour son frère Nakiea, tué par la police sans aucune raison. Cette tragédie l’a amenée à devenir une figure de proue du combat contre les homicides illégaux imputables à la police dans son pays.

« Écrire une lettre à quelqu’un peut sembler un acte de gentillesse simple et minime. Mais ses effets peuvent être énormes, a déclaré Shackelia Jackson. Les lettres m’ont rappelé l’importance de mon travail et ont montré à ma famille et à notre entourage que nous n’étions pas seuls. Elles ont fait de notre combat personnel en faveur de la justice un combat mondial. Et la quantité énorme de lettres reçues montre aussi à notre gouvernement que des gens du monde entier le regardent et attendent que justice soit rendue. »

Les premiers marathons d’écriture d’Amnistie internationale ont été organisés il y a 16 ans. Depuis, des millions d’actions ont été menées par des militants et des militantes du monde entier. Chaque année, ces actions permettent de réels changements. Des personnes injustement emprisonnées sont libérées. Des tortionnaires sont traduits en justice. Des détenus sont traités plus humainement. 

LES DIX DÉFENSEURES DES DROITS HUMAINS APPUYÉES DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE MONDIALE D’AMINISTIE INTERNATIONALEET À QUI DES MESSAGES DE SOLIDARITÉ SONT ADRESSÉS LORS DU MARATHON D’ÉCRITURE 2018. Faites leur connaissance :

1—AMAL FATHY— Égypte

Amal Fathy est une militante égyptienne emprisonnée en raison de son travail de sensibilisation en faveur de personnes arrêtées pour leur participation à des manifestations. Elle n’hésite pas à dénoncer haut et fort les violations des droits fondamentaux dans son pays, en particulier les détentions arbitraires de défenseurs des droits humains et le harcèlement sexuel.

2 — ATENA DAEMI— Iran

Atena Daemi a écrit des publications contre la peine de mort sur les médias sociaux, distribué des tracts et participé à des manifestations pacifiques. Ces actions toutes simples ont été retenues à titre de « preuves » pour la condamner à sept ans de prison. Son procès n’a duré que 15 minutes et elle a été victime de violences et de traitements dégradants en prison.

3 — AWAD— Soudan

Awad a fui son pays pour se réfugier en Égypte, où elle s’est inscrite auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Elle a participé à un processus de relocalisation aux États-Unis. À l’heure actuelle, elle se trouve prise au Caire où les autorités soudanaises l’ont harcelée et menacée en raison de ses activités de défense des droits humains.

4 — GERALDINE CHACÓN— Venezuela

Geraldine Chacón aide des jeunes de sa ville natale afin de leur donner les moyens de défendre leurs droits. Mais elle est persécutée par les autorités. Elle a été emprisonnée pendant quatre mois et n’a pas le droit de quitter le Venezuela. L’affaire étant toujours en cours, elle pourrait à nouveau être arrêtée.

5 — GOULZAR DUISHENOVA— Kirghizistan

Goulzar Duishenova a perdu l’usage de ses jambes après un accident de voiture en 2002. Elle lutte pour que les personnes ayant des limitations fonctionnelles puissent vivre dans la dignité et se déplacer librement, malgré les discriminations quotidiennes dans une société où les femmes et les personnes ayant des limitations fonctionnelles ne sont pas considérées.

6 — MARIELLE FRANCO– Brésil

Marielle Franco a défendu les femmes, les personnes LGBTI et les jeunes noirs et elle a dénoncé les exécutions illégales commises par la police. Mais elle a été réduite au silence le 14 mars 2018 alors qu’elle a été abattue dans sa voiture. Cet événement tragique n’est pas rare au Brésil, où au moins 70 défenseurs des droits humains ont été tués en 2017.

7 — NAWAL BENAISSA— Maroc

Nawal Benaissa défend les habitants de sa région, dont la plupart se sentent oubliés par le gouvernement. Elle participe à des manifestations pacifiques et milite sur les réseaux sociaux. Mais elle est harcelée par les autorités marocaines, qui l’ont condamnée à 10 mois de prison avec sursis pour « incitation à commettre une infraction ».

8 — NONHLE MBUTHUMA— Afrique du Sud

Nonhle Mbuthuma mène la lutte au nom de sa communauté contre une compagnie minière qui cherche à exploiter du titane sur leurs terres ancestrales. Elle fait malheureusement l’objet de manœuvres d’intimidation et de menaces, et a même survécu à une tentative d’assassinat.

9  — PAVITRI MANJHI— Inde

Pavitri Manjhi est déterminée. Elle fait partie d’une communauté autochtone adivasiforcée à vendre ses terres pour laisser la place à deux centrales électriques. En tant que cheffe du village, elle a aidé les habitants à déposer près de 100 plaintes officielles contre les sociétés impliquées. Elle est la cible de menaces de la part d’« hommes forts » locaux, qui tentent de la contraindre de retirer les plaintes.

10 — VITALINA KOVAL— Ukraine

Vitalina Koval travaille dur pour soutenir les LGBTI dans sa ville, Oujgorod. Elle a néanmoins été agressée après avoir organisé une manifestation pacifique à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes en 2018.

L’APPUI DE LA POPULATION A UN IMPACT INDÉNIABLE DANS LA VIE DE MILLIERS DE PERSONNES !

ÉCRIRE, ÇA LIBÈRE !

Objectif pour 2018 : envoyer du Québec plus de 80 000 messages d’espoir manuscrits et en ligne aux victimes de violation des droits humains dans le monde



Author: Communiqués

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