Hypo au Périscope – Un road trip en terre islandaise du 25 février au 7 mars 2020

Durée de la pièce : 1 h 45 sans entracte

Un road trip théâtral saisissant en terre islandaise où l’on vit des angoisses et l’on se pose des questions face à la mort et à l’engagement. Un duo d’acteur touchant par leur authenticité et leur simplicité.

Cette pièce a été remarquée autant par la critique que le public lors de son passage à Premier Acte en 2017.

L’histoire 

« Un homme apprenant sa mort imminente délaisse tout pour aller en Islande, le lieu parfait pour mourir… ou se découvrir. Sur son chemin, il croise une femme mystérieuse et déstabilisante qui décide de l’accompagner dans sa quête ultime et ses réflexions existentielles. Chacun leur tour, les inconnus se lancent une question et doivent y répondre le plus franchement possible. »

 

Ma perception de la pièce

Philip Larouche, Mary-Lee Picknell, Nicola-Frank Vachon

Une très belle mise en scène de Maryse Lapierre de deux excellents acteurs personnifiant deux personnes qui se rencontrent un peu par hasard et qui feront un bout de chemin ensemble sans vouloir s’attacher, ni connaître leur nom.

Dans un décor simple d’une petite tente avec des projections très originales et un texte cru d’authenticité, on se sent vraiment à l’autre bout du monde.

La fille très colorée (Mary-Lee Picknell) étudie justement sur l’Islande et s’impose au garçon (Nicola-Frank Vachon) en apportant des pistes de réflexion d’une façon spontanée, ce qui emmène des situations loufoques et nous fera rire à plusieurs occasions, malgré le sérieux de la situation.

Cette pièce est un hymne à la vie, même si on va au bout du monde pour s’en échapper. « Parfois c’est à l’autre bout du monde que l’on se sent le mieux chez soi, que l’on se retrouve et que l’on se sent vivant. »

Décor – Son – Projection

Du sable et des roches par terre dévoile un pays sec, mais les projections sur écran nous le montrent très beau et montagneux. Les éclairages se font intenses ou discrètes selon le moment et on voit de nombreuses projections vidéo inventives comme dans la tente, on l’on voit que les visages, ou encore des selfies instantanés avec le reflet immédiat sur écran géant, etc. Il y a également le son de la mer qui se fait de plus en plus fort comme si on y était, le geyser, le tremblement de terre. (Tous des éléments pouvant également être reliés à la mort).

Le spectacle contient de magnifiques chansons douces et touchantes que les comédiens chantent eux-mêmes appuyé à la guitare par Philip Larouche.

Finalement, est-ce une bonne façon de mourir que de s’éloigner des gens qui nous aiment? Est-ce qu’on peut vivre sans attachement?  Aucun jugement n’est porté, que des pistes de réflexions.

Compagnie — Les Hébertistes /

Texte et idée originale — Nicola-Frank Vachon /

Mise en scène — Maryse Lapierre /

Appui dramaturgique — Isabelle Hubert / Assistance à la mise en scène — Shanya Lachance-Pruneau /

Distribution — Mary-Lee Picknell et Nicola-Frank Vachon et le musicien Philip Larouche /

Conception — Gabrielle Arseneault, Keven Dubois, Philip Larouche, Marianne Lebel

Du 25 février au 7 mars 2020

Mardi et mercredi à 19 h

Jeudi et vendredi à 20 h

Samedi à 16 h salle Principale du Théâtre Périscope

2, rue Crémazie Est, Québec

418 529-2183 | theatreperiscope.qc.ca

 

Crédit photos: Lise Breton

Author: Marie-Josée Boucher

Share This Post On

Pin It on Pinterest

Share This