La chanteuse belge Angèle à l’Impérial Bell

Fougueuse et sexy, Angèle a littéralement cassé la baraque lors de son passage à Québec samedi dernier. L’auteure-compositrice-interprète de 23 ans, de passage au Québec pour deux représantations, séduit sur plusieurs plans.

Eli Rose en première partie

Avant qu’Angèle remue la poussière des planches de l’Impérial, c’est la chanteuse montréalaise Eli Rose qui devait réchauffer les spectateurs, celle-là même qui avait tenu la première partie de Jain lors de son dernier passage au Québec. Il faut croire qu’elle joue bien son rôle et que sa pop se mêle bien aux rythmes de nos amies français et belges. Eli Rose propose une musique entraînante qui saura égayer vos soirées d’été! En attendant son album à paraître en septembre prochain, elle sera en spectacle aux Francos de Montréal le 22 juin, puis à Gatineau le 23 juin. Vous pourrez aussi retrouver ses titres sur Spotify.

Angèle, la jeune étoile belge

Dès les premières notes où on l’a retrouvée à son piano, la salle était en liesse et fredonnait par cœur les paroles qu’elle lançait au micro. J’avais rarement entendu des spectateurs de l’Impérial s’exprimer aussi fort! Je me serais cru dans un stade de 20 000 places tellement les clameurs étaient assourdissantes, parfois même assez pour noyer la voix de la chanteuse. Cette chère Angèle, sous ses airs d’ange, a beaucoup de choses à dénoncer et cache une dualité qui détonne. La blonde joue d’ailleurs beaucoup sur les doubles sens dans ses paroles de chansons, ainsi que sur les enjeux du paraître. Au fil des rythmes pop et dance qui vous donnent la bougeotte et vous font opiner du chef, elle fait passer des messages dont les thèmes font parfois rigoler, d’autres fois réfléchir. Trois titres me viennent en tête dans les extrêmes du registre qu’elle explore : Balance ton quoi, La thune et Ta reine. Si vous prenez le temps d’écouter les paroles, vous comprendrez les savoureuses allusions qu’elle se permet d’enfiler.

Présence sur scène

Outre les deux musiciens qui l’accompagnaient sur scène, Angèle démontrait une grande aisance dans les moments plus dynamiques en alternance avec ceux où elle se retrouvait devant son clavier ou son beatbox. Au grand plaisir de l’auditoire déjà en feu, elle s’est permis un twerking bien réussi! Pour certaines des pièces où l’accent était mis sur un rythme plus dance, nous avons aussi eu droit à une solide performance de quatre danseuses dont les chorégraphies amplifiaient le spectacle déjà délirant : en plus de leurs mouvements, leurs expressions faciales ajoutaient une touche toute théâtrale au concert.

Découverte

Angèle est rafraichissante. Si j’essaie de planter ses racines au terreau musical francophone, j’arrive à une hybridation de Diane Tell et d’Émilie Simon. J’avais parlé de Jain un peu plus tôt… et je dois dire que la chanson La loi de Murphy se rapproche beaucoup aussi de cet univers musical.

Si vous avez la chance de passer en France dans les prochains mois, n’hésitez pas à rencontrer cette artiste en spectacle, elle vaut le déplacement! Si l’Europe n’est pas dans vos cartons, elle sera à New York le 10 décembre… ou rabattez-vous sur son album Brol, qui vous pourrez apprivoiser à votre rythme, dans la voiture ou sur une piste de danse improvisée!

Author: Yannick Lepage

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