Le bon, la brute et le truand – Ou comment l’intelligence artificielle transforme nos vies

Le 12 juin dernier, Steven Guilbeault lançait son nouvel essai, publié chez Druide, au Renaud-Bray de la rue Saint-Denis à Montréal. Il y avait foule au rez-de-chaussée de la librairie pour acheter l’ouvrage et pour rencontrer l’auteur. Avec un titre inspiré d’un film culte de Sergio Leone, Le bon, la brute et le truand – Ou comment l’intelligence artificielle transforme nos vies, Steven Guilbeault se retrouve maintenant chez votre libraire préféré.

 

Étant une grande fan de science-fiction, il était normal que je sois attirée par ce livre qui aborde les côtés positifs (le bon), les côtés négatifs/inquiétants (la brute) et les ambiguïtés (le truand) de l’intelligence artificielle en 2019. Il n’est pas rare de voir dans un roman dit d’anticipation ou dystopique les dérapages que pourrait provoquer le développement de l’intelligence artificielle, et il est très intéressant de voir cet ouvrage apparaître pour nous sensibiliser sur le sujet.

 

Connu comme environnementaliste, Guilbault prend le temps d’expliquer comment il en est venu à réfléchir à la place qu’occupe l’intelligence artificielle dans notre quotidien. Il s’intéresse à l’électrification des transports, et aussi à leur automatisation, donc contrôlé par l’IA. Domaine aussi fascinant qu’affollant, l’IA était un sujet de prédilection pour Steven Guilbault, qui a fait un énorme travail de vulgarisation et qui sait faire la part des choses, selon Anne-Marie Villeneuve, de l’équipe de Druide.

 

Steven Guilbeault a livré un discours inspirant qui donne le goût de lire son travail et de s’intéresser à ces questions de société.Nous vivons dans un monde d’innovations et de changements, et les chercheurs sont aussi préoccupés par la bonne utilisation des technologies. Guilbeault est optimiste, il veut maximiser les bénéfices sociaux de l’IA, mais très réaliste; ce qui se passe en Chine en ce moment – surveillance et contrôle de la population – ne fait-il pas de l’ombre au terrifiant 1984?

 

Plus de trois ans pour écrire le premier jet du livre, un travail colossal que l’auteur nous propose, accompagné d’une longue longue liste de remerciements qui illustrent bien toutes les ressources à mettre en place pour se lancer dans une telle aventure.

 

Photos: Jason Paré

Author: Valérie Tremblay

Share This Post On
%d blogueurs aiment cette page :