Théâtre – Ce qui s’en vient à l’Usine C pour la saison d’hiver 2019 !

Pour cette rentrée d’hiver 2019, l’Usine C vous invite à repenser notre monde au travers d’œuvres fortes créées par des artistes audacieux d’ici et d’ailleurs qui nous permettent de voir plus loin. Parmi ceux-ci, le prodigieux chorégraphe grec Dimitris Papaioannou viendra présenter en première canadienne The Great Tamer, pièce au succès planétaire. Voici un aperçu de ce qui vous attend dès janvier.

La nouvelle année débutera sur une note anarchique et festive avec l’opéra indiscipliné Tomates, créé par le toujours réjouissant collectif L’orchestre d’hommes-orchestres. Du 16 au 18 janvier, sept révolutionnaires retranchés du monde proposent une réflexion politique riche et complexe, assaisonnée d’un petit grain de folie. Tomates appelle joyeusement à la rébellion, par le fond comme par la forme.

Évènement incontournable de la rentrée, The Great Tamer de Dimitris Papaioannou fait un seul arrêt à Montréal, entre Los Angeles et l’Australie. Le chorégraphe grec présentera à l’Usine C sa dernière création acclamée mondialement, véritable triomphe au festival d’Avignon. Une pièce terriblement onirique et tragique à dix interprètes, un chef-d’œuvre visuel, une performance époustouflante. 4 soirs seulement, du 24 au 27 janvier.

Lara Kramer, artiste d’origine oji-crie, dépeint sans complaisance la réalité trop souvent ignorée des peuples autochtones. Sur le plateau nu, deux vagabonds errants – Peter James et Jassem Hindi – font la guerre à l’ennui et la désespérance. Accompagnée par des enregistrements audio réalisés par l’artiste dans la réserve de sa grand-mère en Ontario, Windigo confronte amnésie et détresse afin d’ouvrir une brèche dans le cycle infernal de l’acculturation. Deux soirs seulement, les 5 et 7 février

.Les artistes australiens Luke George et Daniel Kok se sont inspirés de la culture du bondage SM pour leur création Bunny. La corde y est l’objet de choix pour matérialiser les dynamiques relationnelles entre les individus, et plus précisément entre la scène et les spectateurs, qui peuvent, s’ils le veulent, être initiés. Les 6, 8 et 9 février, cette performance haute en couleurs propose une délicate et originale exploration des règles subtiles de la domination.

Jan Martens revient à l’Usine C pour trois soirs seulement du 20 au 22 février avec un programme double. En première partie, le solo Ode to Attempt, autoportrait sous forme de collage, présenté avec succès au dernier Festival d’Avignon. Avec humour et virtuosité, le célèbre chorégraphe belge nous invite dans son processus de création modifiant chaque soir son canevas.

En deuxième partie, BIS, duo réunissant Jan Martens et Truus Bronkhorst, célèbre et décoiffante danseuse néerlandaise dans les années 1980-1990. Une performance à fleur de peau qui distille la douleur, la peur et la perte dans tout ce que le vieillissement et l’effacement ont d’impitoyable

.Du 13 au 15 mars, chaque soir, un spectateur sera désigné pour devenir le seul et unique acteur de Ce qu’on attend de moi. Dans un décor labyrinthique, multidisciplinaire et participatif, le sujet se réinvente sous les yeux du public, explore sa vie passée et sa vie rêvée. C’est l’expérience que proposent Philippe Cyr, notre artiste associé, et Gilles Poulin-Denis, entre événement théâtral et télé-réalité au cœur du désir de quitter sa propre vie, de se réinventer complètement,

Bonne nouvelle, Philippe Cyr, artiste associé à l’Usine C, présentera également sa création Le Brasier, du 6 au 8 mars. Après un succès retentissant en 2016 et en 2018 au Centre du Théâtre d’aujourd’hui, cette féroce comédie noire revivra à l’Usine C pour trois soirs seulement avant de partir en tournée. Un texte flamboyant de David Paquet interprété avec brio par Paul Ahmarani, Kathleen Fortin et Dominique Quesnel à voir et à revoir.

L’Usine C est heureuse d’accueillir pour une trilogie multidisciplinaire le Théâtre Junction de Calgary. Préoccupé par l’usage grandissant des technologies et leurs impacts sur nos comportements et nos relations, Mark Lawes et Raphaëlle Thiriet convoquent danse, philosophie, musique pop-rock, installation ready-made et vidéo dans un vaste chantier de reconstruction des futurs possibles. La Trilogie Supernovasonde la conscience de notre société contemporaine schizophrène. Les trois volets suivent le cycle de vie d’une étoile en quête d’un éventuel réenchantement du monde. Le premier volet (1 heure) sera présenté le 21 mars et la version intégrale (3 heures) les 22 et 23 mars.

Pour la première fois à Montréal, le jeune prodige autrichien Simon Mayer détourne le folklore du Tyrol au service de l’émancipation des mœurs dans Sons of Sissy. À travers les chants et danses traditionnels, le créateur saisit l’héritage national et ses symboles conservateurs à bras-le-corps, grafignant au passage le vernis mondain. Avec sa bande de danseurs et musiciens, ils entraînent les spectateurs dans un Schuhplattler où l’humour et l’audace dansent bras dessus bras dessous. À découvrir les 10 et 11 avril.

Acclamé en Europe, Le signal du promeneur, ce coup de maîtres des Belges de Raoul Collectif sera à l’affiche de l’Usine C en première nord-américaine du 25 au 27 avril. Dans l’errance et la poursuite de liberté, cinq gaillards qui ont rompu avec la société sondent avec dérision et intelligence les aléas existentiels. Une œuvre forgée de détours, d’interludes musicaux et de fragments de vie qui convoque Camus, Nietzsche, Einstein pour penser le monde dans l’exubérance et la facétie. Lumineux!

Marie Brassard clôturera cette saison avec une nouvelle création. Mélange d’arts visuels et sonores, de réalisme cinématographique et de théâtre expressionniste, Introduction à la violence fait entendre le récit rêvé d’un assassin à une petite fille qui ne veut pas dormir. Dans ce premier volet d’un nouveau cycle plongeant aux racines du mal, Marie Brassard se penche sur le dérèglement du temps et l’apprentissage de la brutalité. La pièce sera présentée du 1er au 4 mai.

Des artistes visuels de différentes disciplines et d’horizons divers seront exposés durant la deuxième moitié de la saison : Lara Kramer (en collaboration avec Stefan Petersen), AM (Sébastien Aubin et Caroline Monnet) et Laurence Hervieux-Gosselin.

Le 2 mars prochain, NICE TRY sera de retour à l’Usine C pour une édition festive. Née de la collaboration avec Alexa-Jeanne Dubé et Marie-Philip Lamarche, du Théâtre À DEUX, les soirées de création spontanée NICE TRY (belessai) sont un rendez-vous incontournable des artistes de la relève montréalaise et de leur public.

Nous vous invitons à suivre cette saison passionnée et passionnante !

USINE C
Saison 2018-19
D

étails et abonnements :
usine-c.com

Author: Communiqués

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