Théâtre – Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell à la Salle Fred-Barry du TDP dès le 22 janvier!

Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell

du 22 janvier au 9 février 
à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier

Du 22 janvier au 9 février, à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier, le Théâtre à l’eau froide présente Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell, une adaptation, signée Catherine Beauchemin, du texte de l’auteur argent in Claudio Tolcachir, La omisión de la familia Coleman. Louis-Karl Tremblay met en scène cette production à l’humour noir qui peint le portrait d’une famille plutôt chaotique. Un texte féroce et drôle, pour (dé)tricoter les mailles de nos liens les plus forts et fragiles à la fois.

L’histoire 

Avec trois générations sous un même toit, les conflits sont légion chez Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell, et l’eau chaude vient à manquer. Mais lorsque la grand-mère vacille, sa chambre d’hôpital devient leur deuxième maison, et là, c’est l’implosion. Que cache cette famille improbable, étrange reflet de nos contradictions?

Vision du metteur en scène 

Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell est une critiqueacérée sur la famille, comme l’échec d’un modèle. Les personnages rêvent tous d’un avenir meilleur, mais l’étau dans lequel la famille les retient les empêche de bouger. C’est un théâtre dans lequel le rythme effréné des répliques nous bouscule et nous entraîne dans un hyperréalisme de la parole. Notre adaptation québécoise vibre au rythme de la musique de la langue espagnole de l’auteur. Une direction d’acteur précise qui laisse à peine le temps au spectateur de respirer. Malgré la densité du propos, le texte nous arrachera des rires et saura émouvoir. On joue tous un rôle dans cette famille. Bien malgré lui, le public s’y reconnaîtra.

Claudio Tolcachir est une figure de proue de la dramaturgie argentine. Son talent est reconnu mondialement. Il a plusieurs cordes à son arc : il est auteur, metteur en scène, acteur, pédagogue et dirige la compagnie Timbre 4. Après avoir écrit La omisión de la familia Coleman, il signe trois autres textes, dont son dernier, Emilia, créé en 2013. Il coécrit et fait la mise en scène de Dinamo, oeuvre présentée au Festival d’Avignon en 2015. La omisión de la familia Coleman a remporté divers prix à sa création et a été joué plus de 1900 fois à travers le monde.

« Ce qui arrive […] aux membres de la famille Coleman est tragique. Ils sont coincés: ils n’arrivent pas à trouver le moyen de sortir de leur situation, de s’insérer dans le monde, d’atteindre un état qui s’approche du bonheur. En un sens, ils sont en dehors du monde, prisonniers d’un fonctionnement malade. Le spectateur qui regarde tout ça de l’extérieur peut voir cette situation comme quelque chose de terrible. Mais pour eux, cette situation est naturelle: c’est leur manière de vivre. Et comme ils vivent ce tragique avec une forme de naturalité, ce tragique devient absurde; cette absurdité introduit une ligne d’humour au coeur du tragique. » – Claudio Tolcachir

Le Théâtre à l’eau froide cherche à mettre de l’avant des textes où les failles de l’Homme sont au coeur des enjeux dramaturgiques. Il souhaite ainsi comprendre où se situent les limites de l’être humain et ce qui se passe lorsque cette limite est franchie. La jeune compagnie a comme mandat de favoriser des textes contemporains étrangers traitant de ces thématiques. Elle cible une langue actuelle qui dépeint des années et des années de cruauté. Le Théâtre à l’eau froide préfère également une dramaturgie étrangère parce qu’elle nous permet de nous situer dans le monde. De voir en quoi le bagage culturel provenant d’autres pays fait écho au nôtre. Et ainsi se sentir moins seuls dans notre complexité humaine.

Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell 

Texte : Claudio Tolcachir

Traduction et adaptation : Catherine Beauchemin

Mise en scène : Louis-Karl Tremblay

Avec Catherine Beauchemin (Véronique), Louise Cardinal (Loulou), Luc Chandonnet (Édouard), Daniel D’Amours (David), Muriel Dutil (Lucie), Kariane Héroux-Danis (Gaby), Simon Landry-Désy (Mario) et Olivier Turcotte (Henri)

Assistance, régie et conception sonore : Gabrielle Girard | Costumes : Leïlah Dufour Forget | Lumières : Robin Kittel- Ouimet | Scénographie : Carol-Anne Bourgon Sicard | Direction de production et direction technique : Suzie Bilodeau

Author: Communiqués

Share This Post On
%d blogueurs aiment cette page :